La décroissance :
un marxisme
repeint en vert.
Derrière le vocabulaire écologique se cache un projet économique ancien : la gestion de la pénurie par une élite qui décide pour tous.
Qu'est-ce que la décroissance, vraiment ?
La décroissance est souvent présentée comme une réponse écologique aux excès du capitalisme. Mais derrière ce vernis vert se cache un programme économique précis : réduire la production, contraindre la consommation, planifier les échanges, décourager l'innovation marchande.
Ce programme ressemble à s'y méprendre au projet économique du marxisme : non pas la création de richesses, mais leur redistribution dans un contexte de pénurie organisée. Remplacez "prolétaires" par "citoyens écologiques" et "capitalistes" par "productivistes" — la structure intellectuelle est identique.
« Le projet économique du marxisme consiste à gérer la pénurie. Celui de la décroissance aussi. Dans les deux cas, la liberté économique est suspectée, l'abondance est une faute, et la contrainte est présentée comme une vertu. »
Les trois erreurs fatales de la décroissance
1. L'erreur économique
La décroissance postule que croissance et émissions de carbone sont inséparables. C'est faux. La France, la Suède, le Danemark ont tous découplé leurs émissions de leur croissance économique. L'intensité carbone du PIB baisse depuis trente ans dans les économies avancées.
2. L'erreur politique
Une politique d'appauvrissement délibéré produit inévitablement une réaction populiste. Les Gilets Jaunes ont démontré qu'une classe populaire déjà fragilisée ne subira pas silencieusement des restrictions supplémentaires au nom d'un idéal écologique perçu comme élitiste.
3. L'erreur technologique
La décroissance se méfie de l'innovation technologique car elle risque de "repousser les limites" — ce qui est précisément le but. Les technologies qui décarboneront l'économie mondiale — SMR, hydrogène, batteries — exigent des économies dynamiques pour être développées et déployées.
La vraie alternative
L'alternative à la décroissance n'est pas un productivisme aveugle — c'est une croissance orientée vers la décarbonation. Ce que les économistes appellent la "croissance verte" ou le "développement durable" n'est pas un oxymore : c'est une réalité en construction, documentée par l'INSEE et analysée par Carbone 4.
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